Préjugix 200 mg

Pyropat, l'inventeur du préjugix dans son laboratoire à idées

Un médicament à consommer sans modération.

 

En réalisant Préjugix 200 mg* qu'il décide de présenter sous la forme d'une boîte de sirop, Patrick Delpech allias Pyropat lutte à sa façon contre les idées reçues.

 

Remède miraculeux

Pyropat est un performeur plasticien dont la créativité ne se limite pas à représenter une vision égocentrique de l'univers. Bien au contraire, il puise chez l’autre une source d'inspiration nécessaire à sa vie et à son œuvre.

Son art s'inscrit dans le rapport permanent qu'il entretient avec autrui. Il réalise des performances improvisées, impliquant le public en tant que « support, outil ou matière ».

Au premier abord, Préjugix se présente comme un remède. Il est d’ailleurs prescrit par quelques médecins et figure en présentoir dans certaines pharmacies du Lot-et-Garonne. Presque anodin et fondu dans la masse de ses semblables. Pourtant, son action est absolument unique et radicale puisqu’il prétend  lutter contre l'un des maux les plus répandus sur la terre et qui ne fait pourtant l'objet d'aucune recherche à proprement parler, le préjugé.

Quelle curiosité que de soigner une maladie qui n'est pas répertoriée comme telle ! Comment faire accepter l'idée qu'un remède comme celui-ci puisse à ce point faire évoluer la santé publique ? Dès l'ouverture, bien loin d'un flacon, c'est tout un arc en ciel de parchemins enroulés, qui vous éclate au visage.

Comme l'explique son inventeur : « La boîte est un véhicule qui marche à l'utopie mais dont on ne retire que du bon. »

En effet, le projet ambitieux, envisage d'aborder, au travers de neuf thématiques, des sujets aussi divers que le handicap, la dépression, les violences conjugales, la reconversion professionnelle, l'homosexualité.

 

Lutter contre le mal par les mots

La réflexion initiale découle du constat sans appel, qu'un jugement formé à l'avance, orienterait les dispositions de l'esprit à l'égard d'une catégorie de personnes.

Comment combattre plus efficacement les effets nocifs du « pré-jugement » qu'en brossant à « contre poil » ce qui parasite souvent notre clairvoyance.

Que diriez-vous, si vous étiez senior, d'être qualifié de passéiste, inactif, démodé ou encore d'être considéré comme paresseux, qui baisse facilement les bras si vous étiez dépressif et pourquoi ne pas être regardé comme incapable de… si vous viviez dans la peau d'un handicapé.

Toutes ces images que nous avons en tête et que nous pourrions décliner à l'infini sur des sujets d'actualité, ne font qu'amplifier notre méfiance vis à vis de ce que nous ignorons.

Loin de vouloir « déstigmatiser », l'artiste s'attache avant tout à donner la parole à ceux et celles qui subissent la loi quotidienne des idées préconçues.

Le travail collaboratif entrepris avec les associations et les établissements sollicités, donne vie à cette œuvre collective, dans laquelle des spécialistes rédigent chacun une notice qui parle de la réalité vécue par des victimes.

 

Un plaidoyer en faveur de la tolérance

Il s'agit selon son concepteur d'une création d'art contemporain, d'autres parleront d'un acte politique, qui percute les consciences au point d'interroger nos propres comportements face à des sujets du quotidien.

Son action dépasse les frontières et les représentations mentales que nous formulons parfois au détriment de notre liberté de penser.

Ne sommes-nous pas tous concernés par la désinformation, l'interprétation abusive de ce que nous pensons être la vérité ?

Préjugix prétend agir, non pas comme un remède, mais comme un projecteur qui mettrait en lumière nos certitudes et  nos comportements, pour en extraire le ridicule, ce principe actif dont le poison se propage en chacun d’entre nous. Son usage fréquent permettrait simplement d’en diminuer les effets secondaires et indésirables tels l’intolérance ou le parti pris.

Bien entendu, Pyropat n'est pas Voltaire, Préjugix encore moins un médicament, plutôt une étincelle qui agirait dans l'obscurité pour redonner vie à Platon et son mythe de la caverne, car n'oublions jamais que nous restons enchaînés, face aux ombres qui ne seront jamais que le reflet bienveillant d'une réalité qui dérange souvent.

 

Éric Boulanger

 

*Préjugix 200 mg déjà tiré et distribué à 5 000 boîtes sur le Villeneuvois devrait être édité d'ici la fin d'année à 20 000 exemplaires pour une diffusion à l'échelle du département.

L'aventure continue.

Prix d'achat au tarif de soutien 2€ l'unité (+ frais de port si nécessaire)

Pour commander : OS l'association, 98 avenue du Général de Gaulle, 47300 Villeneuve-sur Lot ou par Internet : OS.l'association47@gmail.com