Les coulisses de L'Observatoire

 

Conférence de rédaction, articles, photojournalisme, mise en page, maquette. Bienvenue dans le monde de la presse écrite. Vous êtes invités dans les coulisses de l’Observatoire. 

Conférence de rédaction, locaux de l'Université, rue Broca, Bordeaux (Photo D. Sherwin-White)
Conférence de rédaction, locaux de l'Université, rue Broca, Bordeaux (Photo D. Sherwin-White)

 

Devenir journaliste, nouveau défi pour une vingtaine d’étudiants de l’Université du temps libre de Bordeaux. Alors qu’une majorité d’anciens vient perfectionner ses connaissances, les nouveaux s’initient aux bases du métier. Mais pour tous, une seule méthode d’apprentissage : travailler dans un vrai journal. Ceci implique d’avoir quasiment les mêmes contraintes d’organisation et de résultat qu’un professionnel.

Une rédaction structurée

À l’image d’une rédaction professionnelle, l’atelier en possède une similaire. À sa tête, une rédactrice en chef, Brigitte Ravaud-Texier, créatrice du journal à l’automne 1989. Journaliste émérite à Sud-Ouest, elle préside à la destinée de l’atelier, dirige les conférences de rédaction et réalise les éditos. Pour la seconder, Roger Peuron, secrétaire de rédaction, ancien ingénieur et communicant. Il coordonne le travail des journalistes et tente de canaliser leur fougue. Il assume aussi la partie technique de la réalisation du journal. Claude Ribéra-Pervillé, secrétaire de rédaction adjointe, ancienne responsable d’édition pour l’Éducation nationale, réalise les corrections. Pour illustrer ses articles, l’équipe s’appuie sur l’atelier de photojournalisme de l’UTL. Une innovation particulière cette année, la mise en place d’un système de parrainage pour faciliter le travail des nouveaux arrivants.

 

Un travail journalistique

Chaque séance commence par l’étude d’un article. Brigitte apprend à le décoder, comprendre sa structure et les techniques journalistiques utilisées. Cette partie théorique s’avère nécessaire pour intégrer les grands principes de la rédaction d’un article et permet de raisonner comme un journaliste.

Un travail collégial de la rédaction s’en suit. On baigne alors, selon Roger, dans un « joyeux désordre créatif ». Chacun s’exprime sur l’avancée de son travail. Il est soumis ensuite à une critique collective constructive. Un débat participatif rédactionnel ! Ces réunions servent aussi a choisir les futurs thèmes de travail ou traiter certains problèmes d’ordre technique ou pratique. Mais cette phase d’analyse fait suite aux investigations sur le terrain. Car on touche ici au cœur du sujet : effectuer un vrai travail de journaliste. Chacun ayant l’obligation de rédiger un article, il doit prendre des contacts, réaliser des interviews, faire des recherches, vérifier ses informations, respecter des délais. Difficile de faire plus réel comme apprentissage. Une fois le travail de terrain terminé, celui de la rédaction de l’article peut commencer. Chaque journaliste est libre quant au contenu et à la forme de sa présentation. Ce peut être une interview, un reportage, un portrait voire un billet. Pour beaucoup, cette partie est la plus difficile. L’un d’eux précise : «  L’écriture impose de nombreuses contraintes : longueur de l’article, nécessité d’information, style journalistique… mais elle offre un plaisir intense. »

 

Une obligation, la publication

Chaque article étant rédigé, une nouvelle phase débute pour donner naissance à un bimestriel : l’Observatoire. Ils sont envoyés à Brigitte par courriel. Après validation, ils sont diffusés à tout le groupe pour une analyse collective. L’étape suivante est la correction de lauretograf  et du code typographique par Claude. Commence alors la mise en page. Roger l’exécute grâce à des logiciels professionnels et calibre les photographies en fonction de la maquette.

Après une soixantaine d’heures de travail, la version finale informatique est envoyée à l’imprimerie Dimatep. Cette publication permet de valoriser le grand investissement de chacun dans son travail et valide l’esprit de l’atelier fondé sur un travail concret.

Actuellement, vous lisez le numéro 65 de l’Observatoire. Pour sa dix-huitième année d’existence, il sortira à 150 exemplaires.

Belle longévité ! Son secret ? Travail, utilisation des compétences mais surtout camaraderie et bonne humeur.

 

Bruno Juillard

(décembre 2007)